Grosjean matthieu

La miniature inspirée par les savoirs d’autrefois

Depuis 2016, l’ atelier se consacre à la fabrication d’objets miniatures, un travail qui demande patience, précision et passion.

Les créations sont réalisées à partir de différents matériaux tels que l’acier, le cuivre, le bois ou encore l’argile, chacun offrant des possibilités différentes.

Des techniques inspirées de l’Antiquité et du Moyen Âge, combinant savoir-faire traditionnel et innovation.
Chaque objet est le fruit d’une réflexion minutieuse, où la matière, la forme et le mouvement sont pensés pour créer un ensemble harmonieux.

Le site permet de découvrir les différents objets fabriqués ainsi que le travail photographique.

Vous pouvez retrouver, à travers les différentes catégories :

Réalisations / Spécialités

La section Réalisations / Spécialités est un mélange :

  • Elle est présentée comme un catalogue où figure une partie des objets fabriqués, tels que les automates et les objets miniatures.
  • Elle présente également les techniques utilisées, certaines étant encore pratiquées aujourd’hui et d’autres parfois disparues en France.
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Photographies

La partie Photographies regroupe le travail photographique en trois sections.

La première concerne la photographie à l’atelier, où sont capturés les gestes, les outils, les techniques et les matériaux.

La seconde concerne la photographie hors atelier.

Elle regroupe les images réalisées en studio ou en extérieur. L’inspiration peut venir d’un objet, d’une texture, d’un défaut, d’une disposition d’objets ou encore de la nature. De nombreux éléments peuvent raconter une histoire.

La dernière partie est consacrée à la photographie de reportage.

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FAQ

La foire aux questions répond à un grand nombre de questions fréquemment posées, que ce soit sur les techniques, les objets ou les points de vente.

 

Blog

Vous pouvez retrouver ici les dernières actualités.

 

 

 

 

Un automate est un dispositif capable de reproduire un ou plusieurs mouvements de manière autonome.

Cette définition englobe aussi bien certaines machines modernes que des systèmes mécaniques plus anciens.

L’automate mécanique, quant à lui, repose principalement sur des mécanismes composés de roues, d’engrenages, de leviers, de ressorts ou de cames afin de reproduire un mouvement précis.

Il peut s’agir de jouets animés, d’oiseaux chanteurs indiquant les heures, ou encore des personnages mobiles présents sur certaines horloges et pendules anciennes.

Peu de personnes le savent, mais les automates mécaniques existent depuis l’Antiquité. Les Grecs et les Romains développaient déjà des mécanismes capables d’imiter des mouvements naturels. On trouvait ainsi des oiseaux chanteurs, des fontaines animées ou encore des théâtres mécaniques où des scènes entières se jouaient sans intervention humaine.

Durant le Moyen Âge et la Renaissance, ces créations prirent une ampleur nouvelle grâce aux progrès de l’horlogerie et de la mécanique. Les horloges astronomiques des cathédrales médiévales en sont un exemple emblématique, avec leurs figurines animées marquant le passage du temps.

Pour alimenter ces mécanismes, différentes sources d’énergie étaient utilisées : l’eau, la vapeur, le sable, les poids en pierre ou encore des ressorts complexes.

Au fil des siècles, les automates mécaniques ont été fabriqués à partir de nombreux matériaux :

  • Métaux : acier, cuivre, laiton, bronze
  • Matières naturelles : bois, cuir, tissus, argile
  • Autres matériaux : verre, papier

La création d’un automate nécessite des compétences issues de plusieurs métiers complémentaires. Il ne suffit pas d’assembler des pièces : il faut comprendre leurs interactions, anticiper leur usure et ajuster chaque composant avec précision.

Il existe aujourd’hui de nombreuses méthodes pour fabriquer des objets. Les techniques modernes reposant principalement sur l’informatique et les machines numériques ne correspondent pas à notre démarche. Nous avons donc choisi de privilégier des méthodes manuelles et mécaniques.

Ma formation en horlogerie m’a conduit à m’intéresser aux techniques utilisées entre le XVIIᵉ et le XIXᵉ siècle, où coexistaient outils manuels et machines-outils. Cependant, beaucoup de ces outils anciens ne sont plus fabriqués aujourd’hui et ne se trouvent que sur le marché de l’occasion, souvent à des prix très élevés.

Notre choix s’est donc orienté vers les origines mêmes de l’horlogerie : les méthodes de travail des horlogers du Moyen Âge.

L’histoire de l’horlogerie médiévale révèle un savoir-faire particulièrement riche. Avant de devenir une profession indépendante, l’horloger appartenait au corps des serruriers et partageait avec eux les techniques de forge et de mécanique.

Les premières horloges étaient réalisées en acier forgé à l’aide d’outils simples.

Cette approche inspire profondément notre travail et guide encore aujourd’hui la création de nos objets miniatures contemporains.

La forge constitue notre principale technique de travail. Comme l’écrivait Diderot au XVIIIᵉ siècle :

« Battre sur l’enclume un métal avec un marteau. On forge à froid et à chaud. »

Bien que certains outils de l’Antiquité et du Moyen Âge existent encore aujourd’hui, une grande partie d’entre eux n’est plus fabriquée. Une partie importante de notre activité consiste donc à recréer nos propres outils.

Cette démarche présente également plusieurs avantages : elle permet d’adapter précisément la forme, le poids et les dimensions des outils à nos besoins.

Parmi ces savoir-faire remis en pratique figure notamment le métier de tailleur de limes.

Les limes sont des outils indispensables pour l’enlèvement de matière. Utilisées depuis l’Antiquité et tout au long du Moyen Âge, elles étaient présentes dans de nombreux métiers : forge, serrurerie, orfèvrerie ou travail du bois.

Elles servent à dégrossir, façonner et finir les surfaces grâce à leurs dents taillées avec précision.

Les limes existent sous différentes formes : plates, rondes, demi-rondes, triangulaires ou carrées. Chaque forme correspond à un usage précis.

 

La taille des dents détermine également la quantité de matière retirée : une taille grossière enlève rapidement beaucoup de matière, tandis qu’une taille fine est destinée aux finitions délicates.

Les tailleurs de limes étaient des artisans spécialisés dont le travail demandait une grande précision. L’acier devait être suffisamment dur pour conserver ses dents tout en restant assez résistant pour éviter la casse.

Les limes étaient considérées comme des outils polyvalents, capables aussi bien de dégrossir une pièce forgée que d’apporter les finitions nécessaires à un travail précis.

Deux principales méthodes de fabrication existaient.

Les dents étaient créées directement sur une barre d’acier à l’aide d’un marteau spécifique. Cette méthode exigeait une grande maîtrise, chaque coup devant être porté avec une extrême précision afin d’obtenir des dents régulières.

Les dents étaient formées à l’aide d’un outil intermédiaire, comme un burin ou un ciseau, frappé au marteau. Cette technique, mieux documentée et plus répandue, permettait un contrôle plus précis de la forme et de l’orientation des dents.

Après le taillage, la lime subissait généralement un traitement thermique destiné à la durcir. Cette étape était particulièrement délicate : une lime trop dure devenait cassante, tandis qu’une lime trop tendre s’usait rapidement.